Le mur se rapproche, accélérons !

« Les technocrates, si on leur donnait le Sahara, dans cinq ans il faudrait qu’ils achètent du sable ailleurs. »

On aurait sans doute mieux fait de leur fourguer le sahara, ça aurait certainement emmerdé moins de monde. Au lieu de ça, on a eu l’idée géniale de les laisser seuls aux commandes de la production d’énergie.

Et les résultats sont éloquents ! En 2008, ribambelle de coupures parce qu’il y a eu du vent. En 2009, tripotée de coupures parce qu’il a fait froid. C’est vrai qu’avant c’était autre chose ! Je suis persuadé que c’est le réchauffement climatique qui est responsable de l’apparition du vent  et…du froid.

Si l’on rajoute quelques grève par ci par , sans lesquelles la France ne serait plus la France, on finit, dans la joie et la bonne humeur, de franchir durablement la frontière qui sépare le statut d’exportateur de celui d’importateur.

Se retrouver à importer de l’électricité lorsqu’on est à la tête du 2ème parc électronucléaire au monde, voilà la démonstration éclatante de la compétence de nos chers technocrates.

Vite, ça chauffe comme ils disent à la télé. Réagissons vite ! Comme on pouvait s’y attendre s’agissant de l’Etat, les mesures prises sont à la fois parfaitement démagogiques et à côté de la plaque. En effet, pour être surs de pas se geler les miches pendant l’hiver, on va…acheter des panneaux solaires. Oui, oui, des panneaux solaires, ces machins hors de prix et bourrés de cadmium. Rappelons que le cadmium en question est un métal lourd hautement toxique et dont on ne sait absolument pas quoi faire au moment de lourder les panneaux usagés. Se ruiner pour remplacer des déchets radioactifs par des métaux lourds, en voilà une vraie idée de merde, d’autant plus qu’on oublie vaguement de produire de l’électricité dans le nouveau modèle.

En effet, l’objectif du Grenelle de l’environnement est de produire 1% de la consommation nationale en 2020 au moyen de panneaux solaires. Et pendant que l’on s’attache à opérer un transfert de richesse directement depuis la poche de ceux qui viennent de prendre la crise en pleine poire vers ceux qui sont à la recherche d’un crédit d’impôt, la situation du nucléaire, qui représente quand même un petit 80% de la production électrique française, se dégrade.

Le micro-ondes du futur

EDF est une « entreprise » lourdement endettée, que l’on voit donc mal mener à bien le nécessaire renouvellement du parc de centrales. 42 petits milliards, pensez donc, c’est rien du tout.

Ledit parc de centrales affiche un taux de disponibilité de l’ordre de 78%, en net recul ces dernières années et en net retrait par rapport aux standards mondiaux (de 85% à 90% pour les meilleurs).

De l’aveu même de l’ancien patron d’EDF, il existe un déficit important d’investissement, tant dans les outils de maintenance que de production. Car dans un souci évident de l’intérêt général, nos élites se sont attachées à cadenasser le marché national tout en allant faire leurs emplettes à l’étranger pour la somme rondelette de 14 milliards. Que voulez vous, avec des moyens limités, on ne peut pas se permettre de tout faire.

Mais réjouissons nous, car en France on est un phare de l’innovation et on va tout péter avec nos supers nouvelles technologies, notamment celle qu’on appelle EPR.

Pardon, on me signale dans l’oreillette que les EPR sont largement trop chers pour s’imposer face à la concurrence et que pour ne rien gâcher, leur sécurité est remise en question par 3 agences de sécurité. C’est trop cher et ça marche mal, dites, ça serait pas encore nos technocrates qui se cachent derrière cette magistrale réussite industrielle ?

L’équipe de France du nucléaire comme elle se désigne elle-même se rue comme un seul homme vers le mur. La question de la pérennité du nucléaire français se pose et la seule problématique qui intéresse nos technocrates est celle du réchauffement climatique dont la vacuité a été démontrée depuis longtemps.

Coincés d’un côté par une gestion soviétique du secteur énergétique caractérisée par la dilution des responsabilités, la détermination des prix par l’administration et la mainmise de la CGT sur le CE d’EDF et de l’autre par le lobbying rétrograde des écolos et autres altermondialeux, on risque bien de devoir un de ces quatre ressortir le poêle de mémé.

Mais ne nous inquiétons pas trop, il parait qu’on peut prolonger la durée de vie des centrales existantes jusqu’à 40 voire 50 ans.

Allez hop, m’en vais couper du bois moi…

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