L’amour du risque

Ouf, le pays peut respirer car un couple de justiciers protège le bon peuple de France. Nos Jonathan et Jennifer, à savoir Arnaud Montebourg et Audrey Pulvar n’en finissent pas de déjouer tous les complots racistes de droite et d’extrême droite que voudraient nous tendre les nervis de la bête immonde.

Montebourg d’abord, s’est récemment illustré grâce à sa charge contre TF1. Dans une lettre adressée au directeur de la chaine, pleine de menaces à peine voilées, notre héros de carnaval reproche ouvertement la proximité dérangeante entre la rédaction et la sphère politique.
De la part d’un type qui s’envoie une journaliste, il fallait oser.

Il fallait aussi oser, compte tenu une fois encore de sa position, pointer les risques de confusion des intérêts et de petits arrangements entre amis. Pour ce qui est de ruiner tout seul la crédibilité de son propos, c’est de première !

Le point d’orgue de l’acte d’accusation consiste à trainer le sieur Paolini, patron de la chaine, sur le terrain des valeurs. Il parait que sur TF1, on parle de pognon, de compétition et qu’il y a de la violence. Ah bon ?!! Moi qui pensais que c’était l’intégrale des Bisounours 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24…

On peut penser ce que l’on veut de TF1. Pour ma part, je ne regarde plus la télé depuis bien longtemps. Mais ce qu’il faut reconnaitre, c’est que même si TF1 diffuse de la merde, ce dont je ne doute pas, cette chaine a au moins le bon goût de ne forcer personne à raquer pour le faire.

Quoi de plus sordide, en effet, que de ponctionner un contribuable déjà exsangue depuis belle lurette, pour financer « plus belle la vie », la poudre et le voyeurisme de Delarue ou encore les facéties de Ruquier ?

En attendant que Montebourg prenne le pouvoir pour mettre rapidement un terme à l’utilisation précaire du « domaine public hertzien » par TF1, je signale que la France est tombée au 44ème rang mondial pour ce qui est du respect de la liberté de la presse.

Jonathan ne serait rien sans Jennifer. Heureusement, notre intrépide inquisiteur de cour d’école peut compter sur l’indéfectible soutien de sa compagne, Audrey Pulvar.

Celle-ci, en bon modèle d’objectivité et de rigueur journalistiques, s’est fendue d’un billet d’humeur pour s’indigner de l’absence de réaction de tous les censeurs de France et de Navarre aux propos d’un monsieur Guerlain. Ce type là, rendez vous compte, a eu l’affront de dire :

« Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin… »

Ah, Les vieux, qu’est ce que vous voulez ? Ils ont toujours un peu de mal à intégrer qu’en novlangue moderne, le mot nègre est banni et qu’il fait flasher tous les radars de la police de la pensée.

Il aurait pu s’abstenir, ne serait-ce que pour nous éviter un nouveau couplet « Taubira-style » sur les esclaves agonisant à fond de cale. Eternel couplet, mille fois ressassé, toujours hors de propos. La case de l’oncle Tom, on a déjà donné et pas qu’une fois. En plus il est chiant à mourir ce bouquin.
Notre chasseresse d’hérétiques de défilé vient donc nous gonfler avec son ramassis de clichés immonde, pour le coup, à cause d’une putain de phrase employant une putain d’expression de la langue française. Tout comme le coup de Frêche et de la gueule pas catholique de Fabius, on sombre piteusement dans du Abel Chemoul.

Si en prime, on se donne un tant soit peu la peine de lire la phrase, on remarque que le propos du père Guerlain est de remettre en cause un préjugé. C’est plutôt Halde compliant ça non ?

Comme toujours, la meute se presse pour achever la victime. Les mêmes parasites accourent pour tenter de justifier publiquement et piteusement leurs copieuses subventions. Des excuses ne suffisent pas, ils veulent sa tête en haut d’un mât.

A ce propos, je retranscris un commentaire lumineux que j’ai lu sur le site du Figaro à propos de cette affaire :

Jean-Claude Guerlain a déclaré « qu’il avait travaillé comme un nègre », polémique et accusations de racisme tombent… Une histoire belge, transmise par téléphone arabe, prétend qu’un Juif errant, fort comme un Turc, gras comme un moine et vivant comme un Bohémien aurait fait le Zoulou en se saoulant comme un Polonais après avoir bu en Suisse. Après une querelle d’Allemand il se fit appeler Arthur et devenant la tête de Turc de tous fut obligé de filer à l’anglaise. Tonnerre de Brest hurla-t-il, cela m’apprendra à travailler comme un nègre pour un Roi de Prusse pas très catholique qui ne savait faire que des promesses de Gascon et des réponses de Normand et m’accusait de faire du travail d’Arabe. Puis tranquille comme Baptiste, le bougre en file indienne partit se faire voir chez les Grecs.

Tandis qu’une journaliste médiocre et à l’éthique professionnelle douteuse se pose en prêtresse sacrificatrice et en censeur, je trouve la liberté d’expression bien moribonde.

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