Eureka !

Depuis le temps que je cherchais à percer l’insondable mystère de la connerie de l’homo politicus, je pense tenir enfin ma réponse.
Je ne pouvais, pour prendre un exemple d’actualité, concevoir qu’un individu ayant un QI supérieur à la température ambiante puisse choisir de continuer à tenter de planquer la merde sous les tapis en se sachant au bord du gouffre.
Et pourtant, c’est bien ce qu’on fait les parlementaires en avalisant le transfert de 130 tous petits milliards à la CADES (Caisse d’amortissement de la Dette Sociale), en prolongeant au passage la durée de vie de ce machin de 4 ans, soit jusqu’en 2025. L’objectif de la manœuvre est, bien sûr, d’habilement décharger le fardeau des déficits cumulés par la Sécu sur ceux qui, soit ne sont pas encore nés, soit sont trop jeunes pour gueuler, soit sont trop préoccupés par les retraites qu’ils ne toucheront jamais de toute façon.

Business as usual, puisque c’est le même cirque depuis 30 ans. La fuite en avant continue dans l’insouciance, la bonne humeur et la plus totale irresponsabilité.

La clé du mystère m’a longtemps échappé jusqu’à ce que, miraculeusement, elle me soit livrée sur un plateau par le site de Challenge, qui nous apprend que le Sénat a adopté un amendement nocturne pour réfléchir à l’avenir des retraites voire, soyons fous, pour envisager un modèle alternatif.

Il suffisait d’y penser !

En bons avatars du jacobinisme franchouille, nos élites ont besoin d’une Loi (Fig. 1) pour s’autoriser à réfléchir ! En regardant le passé récent, on s’aperçoit qu’on est là face à une mesure extrême. Quand on est parlementaire, on ne s’amuse pas non plus à réfléchir tous les jours. Soyons sérieux ! Généralement, on vote comme le parti a dit de voter et on retourne illico profiter du buffet. Ça fait donc des années qu’une telle chose n’était pas arrivée et il aura fallu la conjonction d’évènements aussi graves que la pénurie de carburant, l’apparition de gangs des rues et l’annulation des concerts de Lady Gaga pour se résigner à recourir à pareil déchainement d’intellect .

Par contre, ne nous emballons pas trop vite. Le moteur n’a pas tourné depuis des lustres, donc le préchauffage sera long. On estime qu’on pourra passer la première à partir de 2013. Il est vrai que l’élection présidentielle, qui est, comme on le sait, un puissant inhibiteur de réflexion, n’aide pas à accélérer le processus.

Pour l’instant, l’ambition se limite à tenter de conceptualiser, intellectuellement parlant, un système de retraite par points. Pour ce qui d’une vraie retraite libre, donc par capitalisation, la révision constitutionnelle parait indispensable.

Publicités
Cet article a été publié dans Politique. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s