Le crevard du jour : Jérôme Cahuzac

J’ai appris la nouvelle à la radio ce matin :

J. Cahuzac, président socialiste de la commission des finances à l’assemblée, va proposer un impôt sur les revenus des français qui travaillent à l’étranger.

Chacun sait que l’Etat est aux abois, que la faillite approche et que les hommes de l’Etat sont prêts à tout pour assouvir leur soif inextinguible d’argent frais. Quand on est un parasite incapable d’assurer seul sa propre subsistance, il n’y a qu’une seule solution : ponctionner son hôte.

Le vampire multiplie donc les effets de manche pour faire avaler l’amère pilule, en abusant du novlangue. Les politocards se succèdent sur les plateaux et répètent inlassablement le même refrain : Les niches fiscales coûtent cher, elles constituent un manque à gagner, supprimer ces niches permettra à l’Etat de réaliser des économies, etc.

J’ai déjà eu l’occasion de m’appesantir sur ces retournements de sens et particulièrement sur le concept de dépense fiscale qui me hérisse le poil.

C’est dans ce contexte que l’on voit le père Cahuzac lorgner avec envie sur le larfeuille des quelques 2,5 millions de français qui ont choisi de mettre les voiles avec, pour pas mal d’entre eux, la volonté affichée d’échapper au griffes sales du fisc.

Et le saigneur de jouer sur la fibre patriotique :

« Plutôt que de retirer leur nationalité à certains, ce qui n’aura aucun effet sur les résultats de la politique de sécurité, pourquoi ne pas rappeler cette nationalité à ceux qui sont partis, et leur demander de payer quelque chose en France, pays où ils sont nés, où ils ont été soignés, où ils sont allés à l’école? »

J’imagine aisément que ceux qui ont fait leurs bagages pour fuir l’enfer fiscal auront la larme à l’œil en pensant à ces merveilles du génie hexagonal que sont l’Education Nationale et la Sécurité Sociale.

Le triste sire rêve certainement d’un monde où même un océan ne protègerait plus la proie du prédateur. Un monde merveilleux qui verrait la mondialisation de l’impôt et où toutes les mafias du monde se donneraient la main. Ah, il est beau notre Pierce Brosnan de carnaval pour qui « le monde ne suffit pas » à payer les privilèges et à acheter la réélection !

Une mention spéciale aujourd’hui pour un autre rapace, un peu déplumé celui-là, le premier président de la cour des comptes en personne. Ici encore, on a du bon parasite bien boursoufflé qui entend « rationnaliser » (novlangue quand tu nous tiens) les prélèvements obligatoires pour racketter 15 à 29 milliards d’euros supplémentaires. On apprend au passage qu’en haut lieu, on s’inquiète des « comportements d’optimisation », décrits comme un effet pervers de la fiscalité à la française. Voilà que le cheptel emploie la ruse pour mettre un peu de laine de côté. Sacrilège ! Il faut que ces déviances cessent immédiatement.

Il fallait s’y attendre. Mettre des socialistes aux commandes du budget a autant de sens que de se fier à moi pour entretenir la plomberie ou la chaudière à gaz. Comme on pouvait s’y attendre, il n’est toujours pas question de réduire les dépenses alors que le poids des seuls intérêts de la dette est en passe de devenir le premier poste de dépense de l’Etat.

On continue donc à se la jouer jet-set, à claquer du pognon qu’on n’a pas, aux frais des générations suivantes, en attendant l’explosion.

Publicités
Cet article a été publié dans Politique. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Le crevard du jour : Jérôme Cahuzac

  1. lol merci pour le partage

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s