Rions un peu

Je suis tombé par hasard sur le blog de François Roger, maire socialiste de la commune de Champagne-sur-Seine en région parisienne.

Cette homme de vérité, disciple de Jean Jaurès, comme il l’annonce sur sa page d’ailleurs, était parmi les 2 millions de manifestants pas contents du tout d’hier qui ont fortement contribué à rendre ma vie impossible.

A la lecture de son billet sur cet évènement, je n’ai pas pu résister à l’envie de lui répondre. Je n’ai pas le moindre doute sur le sort qui sera réservé à mon irrévérencieux commentaire  aussi, pour m’éviter la tristesse de le voir disparaitre à jamais, je le reproduits ici.

Monsieur le Maire,

Voilà bien un discours de socialiste comme on les aime, c’est-à-dire totalement à côté de la plaque. Il est, pour ne rien gâcher, rédigé dans ce français approximatif qui fait la fierté de l’Éducation Nationale que le monde entier nous envie.

Ainsi, par exemple, affirmer comme vous le faites que l’âge légal de la retraite à 60 ans constitue « une liberté de choix pour tous les français » est un modèle que déconstruction de la langue. Pour vous en convaincre, je vous invite à ouvrir d’urgence un dictionnaire digne de ce nom et à consulter la définition du mot liberté, de manière à tenter de percevoir la parfaite contradiction dans les termes de votre phrase.

Face à une situation que nous pourrions qualifier de compromise, le PS en revient une fois encore à sa seule et unique réponse, quelque soit le problème rencontré : augmenter les impôts. Après tout, pourquoi passer à côté d’une si belle occasion de faire les poches des contribuables ?
Voici donc comment, d’après vous, on peut garantir la pérennité du système.
Que n’y avons nous pensé plus tôt, tout au long de ces 20 années de rapports divers et variés sur la question !

Par ailleurs, vous prétendez, de la manière la plus démagogique qui soit, que le gouvernement se moque des français (je vous rappelle que l’adjectif ne prend pas de majuscule) et néglige leurs « légitimes revendications ».

Que faites vous donc de la légitimé tirée des urnes ? 2 millions de privilégiés qui pourrissent la vie de leurs compatriotes ont-ils, d’après vous, plus de légitimité à se faire entendre que les 45 millions de personnes appelées à voter en 2007 ? Suffisent-ils à incarner l’ensemble des français ?
Pour ma part, je trouve ce mépris affiché de la démocratie de la part d’un parti de gouvernement assez effarant.

Je dois m’égarer. A moins que je ne parle sans savoir. Fort heureusement, les forçats de la SNCF, de la fonction publique territoriale, de la RATP et de l’Éducation Nationale sont là pour nous rappeler ce qu’est le travail !!! Avez-vous entendu parler de Zoé Shepard et du sort réservé à ceux qui parlent réellement de travail dans le monde socialiste ?
Dans cette affaire, je comprends surtout que votre clientèle troquerait bien volontiers un report de l’âge légal de la retraite contre un allongement de la durée de cotisation pour s’empresser ensuite de racheter ces années via Prefon dont, rappelons le, seuls les fonctionnaires peuvent bénéficier dans le plus total mépris du principe d’égalité devant la loi.

Il est vrai qu’en cette matière comme dans bien d’autres, les forcenés de la solidarité n’hésitent jamais à faire financer leur train de vie par d’autres. En réalité, c’est même à cela qu’on les reconnait. Dans un français correct, on parle de privilèges.

Je suis scandalisé par votre attitude de démagogue et me demande, sans pour autant attendre de réponse de votre part, combien de temps vous comptez masquer à l’opinion la gigantesque spoliation de ma génération par la votre que constitue le régime de retraite par répartition.

Non sans vous avoir une dernière fois invité à travailler votre communication écrite, je vous souhaite, Monsieur le Maire, une agréable modération de ce trop long commentaire que je ne manquerai pas de publier sur mon propre blog, les occasions de rire étant bien trop rares ces temps ci.

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2 commentaires pour Rions un peu

  1. labilbe dit :

    Tu avais dit « un peu »

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