Entretien avec un vampire

C’est le journal la tribune qui, ce matin, se prête à cet exercice périlleux.

Dans le rôle du prédateur sanguinaire, on trouve le rondouillard François Hollande, les joues encore bouffies et rosies de s’être trop longtemps repu du sang de son prochain.

Et il a soif François ! Une soif inextinguible qui le pousse à réclamer plus, encore plus, toujours plus. Plus de quoi me direz-vous ? Plus d’impôts pardi ! Car les choses sont claires : la hausse des impôts est devenue inévitable en ces temps de crise.

Mais notre suceur de sang ne s’arrête pas en si bon chemin. Il va jusqu’à mettre en garde le gouvernement contre toute tentation de recourir à je ne sais quel subterfuge. Il faut bien dire qu’à Bercy et Matignon, on s’y connait en subterfuge. On fait passer des lois en douce pendant la coupe du monde, on planque un mammouth de 900 milliards sous le tapis, on s’invente un ami-croissance imaginaire ou des concepts fumeux à base d’oxymore. Du coup l’ami François soupçonne que l’on continue à chercher de la place dans les placards, entre les cadavres et les casseroles, pour y caser encore quelques pans de dette avant de refiler la patate chaude à la gauche après la fessée de 2012.

On pressent donc que la gauche s’attend à gagner, que la droite s’attend à perdre et que de toute façon, il ne faut s’attendre à rien d’autre que des impôts en plus. C’est vrai qu’en France, on paye globalement peu d’impôts et qu’on a, en conséquence, de raisonnables marges de manœuvre.

Notre Lestat de carnaval suggère de commencer par les restaurateurs et leur taux de TVA réduit. Voilà qui est pour le moins étrange, à l’heure où l’on constate que les baisses d’impôt ont un effet des plus stimulant pour la création d’emploi et qu’a contrario, des prélèvements importants favorisent les faillites,

Bien évidemment, il n’est à aucun moment question de limiter les dépenses de l’Etat glouton. Les seules dépenses qu’il envisage de supprimer sont les « dépenses fiscales », c’est à dire les sommes que l’on a renoncé à prendre dans les poches des contribuables.

Alors entre l’exsanguination de la victime et l’explosion du prédateur, on ne sait trop de quel côté penchera la balance. Ce qui est sûr c’est que ça va saigner.

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4 commentaires pour Entretien avec un vampire

  1. Vive le Luxembourg Libre dit :

    T’as déjà un fan !

  2. labilbe dit :

    Et un autre !

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